[Avant-Première]Ayrouwen

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[Avant-Première]Ayrouwen

Message par Sam le 18.11.07 16:46

Demain Lundi aura lieu l'avant-première du film Ayrouwen (Il était une fois), de Brahim Tsaki. Produit par Belkacem Hadjaj (Machahou Production)
Salle Mougar à 19h. Entrées sur invitations.

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Re: [Avant-Première]Ayrouwen

Message par oBen le 18.11.07 17:03

Saha Sam, et merci pour l'info. Si tu y seras présent, n'oubli pas de nous prendre quelques photos.

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Re: [Avant-Première]Ayrouwen

Message par oBen le 20.11.07 21:48

«Ayrouwen» n Un film de Brahim Tssaki, a été projeté, hier, en avant-première nationale, à la salle El Mougar.



Ayrouwen, en langue targui, veut dire «il était une fois…», et il était une fois trois êtres Amayas, un homme, Mina, une femme et Claude. Les deux premiers s’aiment mais ne peuvent se marier parce qu’ils sont frère et sœur de lait. Claude, une Française, nourrit de profonds sentiments pour Amayas, et inversement. Amayas se trouve alors partagé entre deux femmes, entre deux amours. Il est attaché à son désert, à sa terre natale, terre ancestrale qui a fait de lui un homme, mais en même temps, il aspire à une carrière d’artiste, à une vie occidentale.
Ayrouwen est une histoire d’amour impossible dans un désert, beau et légendaire. Un désert qui nous est livré dans sa générosité, son hostilité, sa prodigalité comme dans son dénuement, aussi bien dans sa vitalité que dans sa décadence. Un désert à la frontière souvent ténue et mouvante, entre le rêve et le cauchemar. Ce n’est pas un désert d’exotisme et de voyeurisme, mais une terre de l’authenticité.
Si le film se révèle beau et féerique pour les prises de vue, à savoir la magnificence du décor – il y est montré des paysages d’une splendeur remarquable –, il se trouve cependant que l’histoire, et la manière dont elle est racontée, traîne incroyablement en longueur, créant ainsi un sentiment de malaise, de lassitude et d’impatience. Très peu de dialogue et trop de silence. Un silence pesant, insoutenable. Un vide se met aussitôt en place, nous jetant dans l’embarras, voire dans l’ennui. Le film se présente certes comme une poésie d’une certaine sensibilité, mais cette poésie – même si elle est ne dure que 80 min – apparaît longue et monotone. La seule chose qui, semble-t-il, suscite notre intérêt envers le long-métrage et nous le fait aimer – mais d’un certain point de vue –, c’est que le film a été tourné en langue targuie – hormis quelques scènes en français. Une manière de faire connaître une société à travers sa langue, qui, avec sa culture et son histoire, demeure ignorée par le Nord. Le film se veut une promotion à travers notamment des chants de l’amazighité, surtout de la culture et de l’histoire des Touareg véhiculées par une langue belle et expressive. Une langue étoffée et véhiculaire d’émotion et d’impressions. L’on est effectivement frappé par la beauté du dialogue même si nous n’en saisissons pas tout le sens. Nous n’avons d’ailleurs pas besoin de comprendre ce qui est dit – même si nous sommes aidés par le sous-titrage –, il suffit juste de se laisser susurrer, pénétrer par les sons de cette langue.

Y.I.

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PROJECTION DU FILM AYROUWEN, PREMIER LONG MÉTRAGE EN TAMAHAQ

Message par oBen le 21.11.07 15:20

L’homme bleu
21 Novembre 2007 - L'expression


C’est la mémoire de l’humanité à travers ses richesses architecturales, archéologiques et muséales qui est irrémédiablement mutilée.


Ayrouwen, tel est le titre du premier long métrage en tamahaq (langue targuie), réalisé par Brahim Tsaki et projeté lundi soir en avant-première à la salle El Mougar d’Alger. D’une durée de 80 minutes, Ayrouwen qui veut dire Il était une fois, en langue targuie raconte une histoire d’amour entre Amayas, un targui, et Claude, jeune adolescente native d’une ville européenne, qu’il a connue dans le Grand désert de Djanet.
Cette histoire pleine de passion entre les deux est perturbée par un ancien chagrin qui provient d’une première histoire d’amour entre Amayas et Mina, que le destin a empêchés de se marier, car Mina et Amayas ont été allaités au même sein au cours de leur enfance et sont donc frère et soeur de lait. Ces images particulièrement prégnantes sont renforcées par une longue tradition qui remonte à l’Antiquité et sont communes aux chrétiens, aux juifs et aux musulmans.
Ces traditions ont conservé le mythe du mal à travers ce type d’exemple, ou traduisent l’état du peuple qui ne respecte pas ce tabou comme étant par essence celui d’un peuple inférieur. Elles furent renforcées par les canons médiévaux. Dans le deuxième contexte, il s’agissait, comme c’est souvent le cas, d’une classification fondée moins sur la couleur de la peau elle-même, que sur ce que cette couleur signifiait. Pour les gens du nord dont la peau était blanche ils considéraient cela comme un signe de supériorité.
La plupart des récits insistent plutôt sur le subi des gens du Sud en général et de leurs femmes en particulier. Une meilleure connaissance du Sud et des Sudistes n’a guère changé ces attitudes forgées par ces images héritées du passé.
Mais en réalité, dans des zones souvent arides et désertiques, la contemplation du rien nous ramène sans cesse à nous-mêmes, le regard se tourne très vite vers l’essence des choses et des êtres, vers l’essentiel.
La contemplation est voulue active, car la vie restant avant tout, mouvement, c’est de s’arrêter tous les soirs dans des lieux différents, se remettre toujours en question, sentir dans son corps l’impermanence des choses dans la fascination devant les espaces démesurés.
Les nuits sans toit, la simplicité et la beauté font retrouver le sens profond du nomadisme et sa saveur de liberté. L’homme bleu, qui reste immobile, s’accroche aux possessions, au matériel...Il a de plus en plus de mal. La Terre est grande et belle, les peuples qui l’habitent sont riches en couleurs et en différences. L’homme peut parcourir cette Terre pour mieux la connaître afin de mieux se connaître, pour rencontrer les autres afin de se rencontrer... et surtout ne jamais dépendre. Ce jeune targui part en Europe pour rejoindre Claude, mais son coeur reste toujours attaché à Mina, qui, elle non plus, ne cesse de penser à lui, même après son mariage avec un vieil homme de la région. L’Amour, cette énergie, est partout dans la vie. Il participe lui aussi à la création de l’univers par des pensées, consciemment ou inconsciemment. Cet appel, c’est le coeur qui le fait. Un jour, Amayas retourne visiter le désert, et par malheur, boit de l’eau de la montagne maudite, dont les habitants croyaient qu’elle portait une malédiction ou un mystère, et finit par mourir.
Quelque temps après, il s’est avéré que l’eau était, tout simplement, polluée et dépourvue de tout mystère. En effet, c’est un appel, par-delà les souffrances des populations frappées par l’intensité des destructions matérielles, c’est la mémoire de l’humanité au travers de ses richesses architecturales, archéologiques et muséales qui est irrémédiablement mutilée.
Ce sont aussi les identités culturelles de l’ensemble de la région qui sont profondément menacées. C’est une histoire de fiction, dans un désert (sud), beau, plein de richesses et de mystères, qui n’arrête pas de subir l’ego du Nord.

Idir AMMOUR

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Re: [Avant-Première]Ayrouwen

Message par oBen le 22.11.07 14:26


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